Ces deux phrases lapidaires résument l'action rotarienne focalisée sur la prévention.
Pour être efficace, elle doit passer par deux phases :
1. La sensibilisation
destinée à faire prendre conscience à une majorité de responsables (dirigeants de clubs-service, d'associations s'intéressant à la jeunesse, de parents d'élèves, enseignants, etc.) de :
- réaliser l'ampleur du phénomène drogue
- organiser une structure de base des actions de prévention
- procéder à la diffusion des information indispensables à la connaissance du phénomène
- s'unir pour combattre l'ennemi commun
- dresser ce barrage cimenté de courage et d'Amour qui détournera notre jeunesse des flots boueux et nauséabonds, porteurs de germes mortels.
Un toxicomane n'a que trois moyens de se procurer cette drogue dont il ne peut se passer :
- le vol
- la prostitution
- la vente de drogue
2. L'information technique
destinée à ceux qui prennent en charge la campagne de diffusion de l'information. Elle sera adaptée :
- à l'évolution du phénomène drogue dans chaque région
- aux moyens, aux horaires de disponibilité de chacun
Il faut bien préciser que cette opération est destinée à protéger les enfants du danger qui les menace.
En réalité, c'est la drogue qui vient à l'enfant sous la forme de la tentation, du mauvais exemple et, surtout, par le fait qu'il constitue la proie idéale des marchands de mort et que, trop souvent, hélas, il ne dispose d'aucun autre moyen de défense. Ses effets sont d'autant plus pernicieux qu'elle s'attaque, en particulier, aux jeunes de 9 à 25 ans.
Il faut voir la réalité en face, entendre les vérités, même si elles dérangent, parler des formes de dangers afin de prévenir ceux qui ont l'obligation formelle de protéger.
Le phénomène drogue se développe de plus en plus, a de plus en plus d'impact, provoque des drames de plus en plus nombreux aux conséquences de plus en plus tragiques.
Le trafic de la drogue représente des sommes considérables qui en font, d'après Interpol, la seconde puissance financière à l'échelle mondiale, juste après le commerce des pétroles.
L'âge moyen de l'enfant qui touche à la drogue, en France, est de 14 ans, ce qui implique qu'il y a des drogués de 12 ans.
Un "joint" après tout, ce n'est pas de la drogue et il ne faut pas culpabiliser ces gosses qui y trouvent un semblant de liberté, de sensations nouvelles, de révolte anodine contre la Société, etc. Les autorités de deux pays d'Europe ont même autorisé le commerce du haschich. On croit rêver, mais c'est un cauchemar. Aujourd'hui des sommités médicales jettent un cri d'alarme. Le "H" est plus dangereux et ses conséquences pathologiques sont, à plus longue échéance, aussi terribles, sinon plus, que celles de l'héroïne et de la cocaïne. Ils affirment même qu'elles se situent sur un plan génétique.
Comment informer ces adultes qui ne savent pas, qui savent mal ou qui ne veulent pas savoir. En diffusant l'information, en la portant devant le grand public, en obligeant les aveugles à voir et les sourds à entendre.
Nous avons déjà dit ce que nous pensions du "tabou" de la drogue, de cette "omerta" qui fait le jeu du trafiquant et qui interdit la franche communication avec les jeunes.