Panoramique

Luttre contre toxicomanie

La drogue, c'est :

- d'énormes profits
- une facette du terrorisme
- un cancer qui corrompt l'âme et le corps

Partant de ce constat, les rotariens se sont investis depuis 23 ans dans la prévention primaire contre la drogue. Si aucune police au monde n'est capable d'endiguer ce phénomène, seule la prévention primaire est capable de réduire la demande auprès des dealers.
flecheAction du Rotary français
787 rotariens du District 1710 ont participé à 13 séminaires d'information et de formation pour acquérir les bases nécessaires aux rencontres avec les élèves de CM1, CM2 et 6ème dans leurs écoles. Si tous ces bénévoles ont pris sur leur temps de travail, de loisirs, c'est qu'ils sont persuadés que leurs interventions apporteront les connaissances nécessaires sur les drogues et leurs effets dévastateurs.

Si plus tard, adolescents ou adultes, ces anciens élèves sont confrontés à un problème toxicomaniaque, ils se souviendront, non pas de nous, mais sans doute, de la mort du petit chien Souki (cassette histoire de Pascal).

Henri Corretel, délégué national auprès des clubs rotariens, a fait connaître cette action développée dès 1982, et de nombreux Districts ont répondu à cet appel et suivi la même formation, le même enseignement que le District 1710 auprès de ces jeunes pré-adolescents.

Evanston a reconnu cette action en publiant un fascicule "Le Rotary face à la drogue" que l'on peut se procurer à Zurich.

Délégué comme observateur à l'Assemblée Générale Extraordinaire des Chefs d'Etats en juin 98, c'est au cours de ces journées passées à New-York que le Président International, Luis Gay, lui a demandé d'étendre cette action au plan francophone.

A ce jour, ont peut dire que plus de 3 millions de jeunes ont entendu la bonne parole de nos amis rotariens sur ce sujet.
flechePrévenir vaut mieux que guérir-Prévenir c'est informer
Ces deux phrases lapidaires résument l'action rotarienne focalisée sur la prévention.

Pour être efficace, elle doit passer par deux phases :

1. La sensibilisation

destinée à faire prendre conscience à une majorité de responsables (dirigeants de clubs-service, d'associations s'intéressant à la jeunesse, de parents d'élèves, enseignants, etc.) de :

- réaliser l'ampleur du phénomène drogue
- organiser une structure de base des actions de prévention
- procéder à la diffusion des information indispensables à la connaissance du phénomène
- s'unir pour combattre l'ennemi commun
- dresser ce barrage cimenté de courage et d'Amour qui détournera notre jeunesse des flots boueux et nauséabonds, porteurs de germes mortels.

Un toxicomane n'a que trois moyens de se procurer cette drogue dont il ne peut se passer :
- le vol
- la prostitution
- la vente de drogue

2. L'information technique

destinée à ceux qui prennent en charge la campagne de diffusion de l'information. Elle sera adaptée :

- à l'évolution du phénomène drogue dans chaque région
- aux moyens, aux horaires de disponibilité de chacun

Il faut bien préciser que cette opération est destinée à protéger les enfants du danger qui les menace.

En réalité, c'est la drogue qui vient à l'enfant sous la forme de la tentation, du mauvais exemple et, surtout, par le fait qu'il constitue la proie idéale des marchands de mort et que, trop souvent, hélas, il ne dispose d'aucun autre moyen de défense. Ses effets sont d'autant plus pernicieux qu'elle s'attaque, en particulier, aux jeunes de 9 à 25 ans.

Il faut voir la réalité en face, entendre les vérités, même si elles dérangent, parler des formes de dangers afin de prévenir ceux qui ont l'obligation formelle de protéger.

Le phénomène drogue se développe de plus en plus, a de plus en plus d'impact, provoque des drames de plus en plus nombreux aux conséquences de plus en plus tragiques.

Le trafic de la drogue représente des sommes considérables qui en font, d'après Interpol, la seconde puissance financière à l'échelle mondiale, juste après le commerce des pétroles.

L'âge moyen de l'enfant qui touche à la drogue, en France, est de 14 ans, ce qui implique qu'il y a des drogués de 12 ans.

Un "joint" après tout, ce n'est pas de la drogue et il ne faut pas culpabiliser ces gosses qui y trouvent un semblant de liberté, de sensations nouvelles, de révolte anodine contre la Société, etc. Les autorités de deux pays d'Europe ont même autorisé le commerce du haschich. On croit rêver, mais c'est un cauchemar. Aujourd'hui des sommités médicales jettent un cri d'alarme. Le "H" est plus dangereux et ses conséquences pathologiques sont, à plus longue échéance, aussi terribles, sinon plus, que celles de l'héroïne et de la cocaïne. Ils affirment même qu'elles se situent sur un plan génétique.

Comment informer ces adultes qui ne savent pas, qui savent mal ou qui ne veulent pas savoir. En diffusant l'information, en la portant devant le grand public, en obligeant les aveugles à voir et les sourds à entendre.

Nous avons déjà dit ce que nous pensions du "tabou" de la drogue, de cette "omerta" qui fait le jeu du trafiquant et qui interdit la franche communication avec les jeunes.


flecheAppel aux rotariens


Pour résister à la vague déferlante de la drogue qui entraîne nos enfants de plus en plus jeunes vers les abysses de la déchéance morale et physique, de la souffrance et de la mort, groupons-nous, soyons solidaires.

Aussi, nous lançons un appel angoissé aux femmes et aux hommes de bonne volonté pour nous rejoindre contre le monstre dévorant. Vous, les pères, serrez les points, vous, les mères, sortez vos griffes pour défendre vos petits.

Rejoignez-nous et à tous ceux qui NE VEULENT PAS SAVOIR, qui n'ont pas d'enfants, ni de petits-enfants ni de neveux ou de nièces qui risqueront d'être contaminés, ceux que le sort de tous ces enfants laisse parfaitement indifférent, ceux qui, atteints de "nombrilisme aigu" dont souffre notre société, pensent et même osent dire que ce problème ne les concerne pas, ceux qui, à l'heure actuelle constituent le plus important obstacle à toute action de sauvetage d'une jeunesse en péril, à ceux-là il faut démontrer qu'ils sont concernés par ce phénomène en leur assénant les trois arguments suivants susceptibles d'éveiller chez eux, non pas une sainte pitié pour le malheur des autres, mais la crainte de la drogue dans ses conséquences sociales : la peur pour leur sécurité et leurs biens, le refus de payer pour des inconnus, l'inquiétude pour son propre avenir.
 

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